Glanées çà et là sur internet, à l' occasion d' expositions artistiques ou de manifestations populaires en France et ailleurs dans le monde, quelques créatures effrayantes de nos jardins, montrant que l' épouvantail mobilise une imagination sans borne.
Une adresse incontournable pour les grands et les petits
Rose et sa ferme pédagogique à Sarrians participent leur manière, pour nous donner un coup de pouce dans la réalisation de la journée du 30 mai.Exploité depuis 5 générations, le domaine de l’Oiselet applique les méthodes de l’agriculture biologique pour ses vignes (appellation Vacqueyras ), son jardin de légumes anciens, son verger conservatoire de fruits oubliés et ses plantes aromatiques.
Les produits de la ferme,disponibles sur commande ou à la ferme.
Pour découvrir la ferme en famille, plusieurs formules vous sont proposées :

-Repas de familles,Groupes, Comités d’entreprise minimum 20 pers Conditions et tarifs : se renseigner.
FERME PEDAGOGIQUE DE L'OISELET© ( 84 - Vaucluse - Sarrians)Les garrigues Couriel : l-oiselet@cegetel.net84260 SARRIANSTél. 04-90-65-57-57Fax. 04-90-65-57-57
http://www.oiselet.com/"
1ére Ronde des Epouvantables


Sa fonction première a toujours été d’éloigner et d’effrayer les oiseaux prédateurs des récoltes, en terre ou dans les arbres.
Le monde gréco-latin avait son dieu du jardin, Priape, fils d’Aphrodite-Vénus et de Dionysos-Bacchus, pour les uns, de Zeus-Jupiter, pour les autres. Dieu ithyphallique, le « rouge-gardien » effrayait les oiseaux avec son sexe turgescent et dressé ; souvent les latins, pour éloigner les oiseaux, plantaient dans la terre un simple bâton barbouillé de rouge vermillon.
Au Japon, du fait de la faible superficie des terres cultivables par apport à la surpopulation, il était vital de protéger les champs et les rizières ; c’est pourquoi les « Kakashi », ce qui signifie littéralement « mauvaise odeur » furent si nombreux. Cette pratique très ancienne consistait à attacher des guenilles huileuses et des arêtes de poisson au bout de morceaux de bois ; il suffisait d’y allumer le feu pour provoquer des fumées malodorantes qui éloignaient les animaux et … les hommes. Depuis tous les épouvantails japonais, qu’ils soient ou non anthropomorphes, s’appellent désormais « kakashi ». Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si, au pays du Soleil Levant, on vénère un dieu épouvantail « Sohodo-nà-kami ».
Dans la plupart des pays, le principe de l’épouvantail le plus répandu est celui du mannequin. Sur un support de bois ou de fer, presque toujours cruciforme, recouvert de vieux oripeaux rembourrés de paille, l’épouvantail ressemble étrangement à une silhouette humaine. Il s’agit presque toujours d’une représentation masculine, affublée de vêtements troués et délavés appartenant à son créateur. Quelques fois sans tête, il porte toujours un couvre-chef, un chapeau, un béret ou un bonnet. Sa place est en général au, milieu d’un champ, d’un potager ou dans les vignes.
Il n’est pas rare de trouver un épouvantail dans les branches d’un arbre, en général un cerisier. Son apparence alors est sensiblement différente : il n’a plus besoin d’imiter l’homme mais de se faire remarquer par des bruits et des couleurs ; les vieilles nippes sont remplacées par des sacs en plastique, des morceaux de papier, souvent métallique, des bouteilles vides, des CD, reliés entre eux par des ficelles, tout matériau ayant l’avantage de miroiter au soleil et de provoquer des sons inhabituels dans la nature.
Il existe également des épouvantails constitués d’un grand bois sur lequel est cloué un animal mort, empaillé ou dépecé, chat, chien ou corbeau…
Mais au fil des ans et surtout depuis l’extrême mécanisation des cultures, l’épouvantail tend à déserter nos champs et nos jardins. On lui préfère les produits chimiques ou des canons à hydrocarbure.
Heureusement la disparition progressive de l’épouvantail mais néanmoins rapide dans la nature ne le fait pas disparaître pour autant de notre mémoire collective ni de notre imagerie populaire. Il devient le héros éponyme de romans, de films, de très nombreux livres pour enfants. Qui a oublié le fantastique recueil de nouvelles intitulées « l’Epouvantail », écrit par Patricia Highsmith ? Ou la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1973 « l’Epouvantail » réalisé par Jerry Schatzberg avec Al Pacino et Gene Hackman ?
Il devient le sujet de prédilection et de réalisation d’artistes anonymes ou célèbres. Il va même jusqu’à devenir le thème de concours et de festivals à travers le monde et à entrer dans les musées tel le Musée des Pays de l'Ain.
Le fameux homme de paille, à la recherche d’un cerveau, dans le célèbre « Magicien d’Oz », n’a plus rien à envier à tous les personnages réels ou imaginaires entrés dans la postérité.
Créé, il y a des millénaires pour effrayer, aujourd’hui il tend à attirer, peut-être les oiseaux mais certainement tous les amoureux et les nostalgiques de la Nature.
Agnès Vincent.
FAITES DE LA TERRE, LES 16 ET 17 MAI 2009
" Faites de la terre " deuxième édition :
Le 30 Mai, bien plus qu' un troc !

Les troc d'Avril dans le coin.

-Le 5 avril à Althen les paluds : 8e troc-expo-plantes à la salle René tramier. Contact : Mme rousset : 0611578241 http://seve.asso.free.fr/
contact: mme Demesse ,: 0490310766 ou 0617086133
PROMENADE DANS LE JARDIN D UNE PIMPRENELLE
Bonjour,
Je vous invite à une petite promenade dans une partie de mon jardin.
Même si l'eau y est rare et la terre pauvre, il offre pendant quelques mois l'illusion d'une exubérance qui pourrait faire des envieux sur ce coteau aride de Chateauneuf de Gadagne.
Mise en scène matinale, trompe l'oeil, prise d'angle avantageuse pour le plaisir narcissique de s'attarder sur le résultat éphémère de longues heures d'ouvrage et d'évasion.
Le titre pourrait etre trompeur, mais l'oeil averti saura dénicher les anachronismes entre la floraison printanière d'une éphémère de Virginie, l'érection arrogante d'une acanthe et l'abondance tardive d'un aster.
Il est certain que parmi la communauté des modestes jardiniers que nous sommes, nombreux sont ceux qui n'échappent pas à cette envie de saisir ces brefs instants ou la lumière matinale vient tendrement décliner la palette des verts, ou les premiers rayons de soleil épousent le bleu profond d'une ipomée avant qu'elle se referme.
Alors, ne résistez pas à la tentation ! Shootez vos starlettes d'un jour, vos décors de verdure et venez vous affichez sur cette page.
En attendant, mettez le son et bonne promenade.
Chris, une des pimprenelles.


